L’écologie est-elle devenue science-fiction pour certains?

Je vous présente ici la réponse que j’ai produite à un article paru dans L’Actualité écrit par Valérie Borde le 15 mai 2017.

On doit se tenir debout face à ces attaques gratuites qui tendent à culpabiliser les victimes plutôt qu’à responsabiliser l’ensemble de la communauté face au problème écologique.   N’hésitez surtout pas à commenter,  nous apprenons ensemble à faire face à l’adversité humaine dans ces circonstances pénibles.

Pour lire l’article, cliquez sur le lien suivant en vert:

Science-friction: pour en finir avec les inondations, Santé et Science, 15 mai 2017, par Valérie Borde

 

Et voilà mon commentaire:

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Il est bien facile d’écraser les citoyens qui sont en zone inondable. En particulier, ceux qui n’ont pas beaucoup de pouvoir et qui ont une résidence dans une plaine inondable.   Mais bien que nous puissions être en accord de ne pas étendre les nouvelles constructions dans ces zones, nous devons constater que ceux qui se font tasser sont les moins bien nantis.  Ceux qui en ont toujours profité sont les constructeur, les agents immeubles, les municipalités.   Le préjugé à l’effet que ce sont des riches qui s’installent sur le bord de l’eau est pour plusieurs secteurs comme celui de Laval-Ouest ou Fabreville-Ouest tout à fait faux;  les citoyens sont à plusieurs coins de rue du bord de l’eau.

De plus, s’il faut changer le modèle économique des villes qui collectent des taxes municipales afin de mieux gérer ces phénomènes qui dépassent de loin leur territorialité, j’en suis.   Mais on semble complètement oublier que les citoyens ont demandé des permis dans des secteurs et qu’ils ont cru au bien fondé de leur demande lorsqu’ils ont reçu l’autorisation de construire par les autorités municipales.

Alors pourquoi seraient-ils pénalisés plus que les autres citoyens de la cité?  

Ne sommes-nous pas tous responsable collectivement du réchauffement climatique?

Si oui, pourquoi voulez-vous faire payer juste ceux-là?  

Avec les changements climatiques et les crises probables qui s’amorcent il nous faut établir des principes forts et clairs; nous sommes tous collectivement responsable à la mesure du pouvoir que nous détenons sur le développement de notre civilisation.   Pour la majorité des citoyens, il s’agit du pouvoir du vote pour ce qui en reste.

Peut-être qu’une révolution du model économique et politique doit se faire pour mieux tenir compte de l’écologie dans son ensemble mais ce n’est pas en tapant sur le dos des uns ou des autres que l’on va créer les conditions d’un changement collectif souhaité.   Si nous voulons changer collectivement de manière éco-responsable, il nous faut tous partager la responsabilité des pertes!   Les meilleures intentions sont souvent la cause de problèmes plus profonds.

Pour ce qui est du rapport Ouranos, il est établi par un certain consensus que la quantité d’eau qui sera déversée annuellement sur la région sud du Québec sera moindre annuellement et qu’effectivement il est probable qu’il y ait des phénomènes extrêmes comme des pluies abondantes sur plusieurs jours, suivi de périodes de sécheresse. La cause des inondations de cette année ne peut pas servir à établir des généralisations pour la région sud du Québec.  Cela ne constitue en rien une approche rigoureuse du phénomène du réchauffement.  Évidemment, cela peut sensibiliser les personnes lorsqu’une inondation d’envergure se déploie mais il ne faut pas non plus induire les citoyens en erreur par des raccourcis intellectuels sans aucun fondement scientifique.   Pour l’instant, je préfère de beaucoup me fier au rapport Ouranos.

 

Savoir Faire :

À mon avis, une intervention écologique doit tenir compte de tous les équilibres à maintenir dans l’ensemble des systèmes vivants et cela doit inclure nécessairement les êtres humains qui en font parti. Voir la planète comme si elle ne concerne que la responsabilité des autres est une erreur grave, et encore plus grave lorsque cette erreur est faite par ceux qui se croient au-dessus de tout, car eux, ils avaient compris, croyaient-ils!

Pourquoi ne pas demeurer ouvert aux autres et à l’information pour mieux réfléchir aux stratégies d’adaptation les plus optimales pour tous? Dans le contexte des changements climatiques le respect est peut être encore valable comme valeur, à nous tous d’y voir.

Merci.

3 avis sur « L’écologie est-elle devenue science-fiction pour certains? »

  1. Bravo Christian, vraiment excellent, tu m’as fait rire ce matin au restaurant lorsque j’ai lu ( À mon avis ).

    Il faut aussi lire Jack2, avec l’histoire de Dollar des Ormeaux et celui de Serge Drouginsky.

    Félicitations et on continue.

    Bravo Bravo et Bravo !!!

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